Arrêtons de jouer au tirailleur : la marque et la performance ne s'entretuent pas, elles s'alimentent. Une marque forte rend chaque clic moins cher, parce que l'audience reconnaît, fait confiance et choisit plus vite. Et la performance fournit des micro‑expériences mesurables qui affinent le message, le ciblage et le timing. Résultat : moins de guessing, plus de conversion et une notoriété qui monte sans sacrifier le ROI.
Concrètement, ça marche en boucle : les créas qui renforcent l'image augmentent le taux d'ouverture et la mémorisation; les campagnes performance dégagent des signaux (qui clique, qui convertit, quel visuel marche) qu'on recycle ensuite pour la stratégie marque. La tactique ? Piloter des tests courts, capitaliser sur les winners et industrialiser ce qui crée à la fois préférence et efficacité.
Au niveau budget et mesure, stop aux silos : allouez 60/40 ou même 50/50 selon maturité, mais mesurez en commun (CPA, LTV, lifts de notoriété). Mettre en place un tableau simple qui croise métriques marque et performance vous fera repérer les synergies au lieu de les subir. En bref : testez, reliez les insights aux créas et regardez les ventes et la notoriété grimper ensemble — promis, ça fait moins mal qu'il n'y paraît.
Arrêtez de choisir entre ventes et notoriété comme si c'étaient des options exclusives : on les marie. Commencez par une ambition claire — être mémorable pour X client en Y mois — puis découpez cette ambition en comportements observables (clics, recherches, mentions). Ce cadre impose simplicité et discipline, deux ingrédients qui rendent la créativité mesurable.
Étape 1 : définissez l'objectif de marque en phrases concrètes. Voulez-vous augmenter la mémorisation publicitaire ou faire remonter le taux de considération ? Chiffrez (ex : +15% d'ad recall en 3 mois), identifiez l'audience, et posez un seuil temporel. Avec un objectif clair, chaque test créatif devient une expérience utile, pas un pari hasardeux.
Étape 2 : fixez vos KPI de performance comme des boussoles opérationnelles. Mixez KPI courts (CPA, CVR, CTR) et KPI de cheminement (engagement, vues complètes). Testez des variantes, attribuez proprement les conversions et priorisez ce qui décolle. Surtout, utilisez des KPI leading pour savoir tôt si le message travaille la marque.
Étape 3 : écrivez un message qui claque — un seul bénéfice, une preuve rapide, un call-to-action clair — puis adaptez-le aux formats. Ne changez pas l'idée, changez la forme : teaser, format long, version verticale. Si vous voulez un coup de pouce opérationnel pour amplifier reach et crédibilité, testez réactions organiques et partez avec une roadmap d'itérations.
Arrêtez de choisir entre vendre maintenant et construire une marque sur le long terme : la magie se joue dans l'enchaînement. La TV connectée sert d'enclume émotionnelle pour massifier la préférence, YouTube transforme cette préférence en attention qualifiée, et le Search récupère l'audience quand l'intention d'achat monte. Ensemble, ils créent un tunnel qui scale et qui garde le CPA sous contrôle.
Sur le plan créatif, pensez en séquences : un format court 6–10s pour la TV pour planter la promesse, des vidéos 15–30s sur YouTube qui racontent l'histoire et incitent au clic, puis des annonces Search hyper pertinentes pour capter l'utilisateur en phase d'achat. Réutilisez assets et hooks visuels entre supports pour maximiser la reconnaissance.
Mise en place opérationnelle : achetez la portée CTV sur inventaires premium, activez les campagnes TrueView/shorts sur YouTube avec ciblages affinés, et lockez vos mots-clés à forte intention. Mesurez avec view-throughs, conversions assisted et UTM cohérents pour relier impressions et ventes.
Côté budget, démarrez avec une répartition test (ex. 50% CTV / 30% YouTube / 20% Search) puis déplacez les moyens vers les combinaisons qui montrent lift et ROAS. Ne négligez pas les études d'incrementality pour prouver l'impact de la marque sur la conversion.
Testez vite, itérez créatif et ciblage, puis scalez ce qui fonctionne : vous verrez la notoriété pousser les ventes et les ventes alimenter la notoriété. C'est la boucle gagnante.
La créa biface, c'est l'art de penser une seule idée forte qui se décline en deux accroches : une pour capter l'attention (awareness) et une pour déclencher l'action (performance). Plutôt que d'opposer la marque et la conversion, vous structurez vos assets pour servir les deux objectifs en parallèle — économies de production, cohérence de message, et surtout une expérience utilisateur qui accompagne le prospect du premier regard jusqu'au clic. C'est la façon la plus intelligente de prouver qu'on peut vendre sans sacrifier la réputation.
Techniquement, gardez le même univers visuel et le même ton, mais changez le point d'entrée. Pour l'awareness privilégiez la curiosité, l'émotion ou l'aspiration (« Et si votre matinée commençait autrement ? »), pour l'action misez sur la preuve, le bénéfice concret et l'urgence (« -30 % aujourd'hui seulement, livraison incluse »). Le secret : une créa mère reconnaissable et deux micro-variantes copy/CTA adaptées au funnel. Exemple pratique : même visuel, titres différents, une vidéo de 30s pour le reach, une coupe 15s avec CTA fort pour la conversion.
En production, générez les deux versions en batch, testez en simultané et dosez le budget selon le mix que vous visez (par exemple 40 % awareness / 60 % action pour un lancement ambitieux). Paramétrez la rotation créative, ajoutez du frequency capping pour éviter la sur-exposition et segmentez les audiences pour ne pas vous cannibaliser. Reliez chaque créa à une landing page dédiée et traquez avec UTMs, pixels et cohortes temporelles pour isoler l'impact de chaque hook.
Mesurez la notoriété (CPM, reach, lift études) ET la performance (CPC, CPA, ROAS) pour valider que la biface joue bien le rôle de pont entre image et vente. Petit checklist rapide : cohérence visuelle, hooks clairs, landing adaptée, suivi propre, et plan d'itération. Lancez sur une fenêtre courte, itérez selon les winners, et vous verrez vite si l'alignement crée de la lift ET du chiffre — le combo gagnant qui rend vos briefs beaucoup plus heureux.
Mesurer sans se tromper commence par accepter que notoriété et performance ne sont pas des chemins parallèles mais des relais. Plutot que choisir entre impressions et transactions, identifiez un objectif commun : combien de valeur de marque produisez vous par euro investi en acquisition ? Cette question oriente les outils et permet de sortir du faux dilemme.
Commencez par mettre en place un brand lift simple : panels courts, questions sur la reconnaissance et la consideration, et comparaison avec une cohorte non exposée. Mesurez en simultane le CAC sur les segments les plus chauds et froids. Le secret est d avoir des fenêtres temporelles claires et des segments cohérents pour lier la hausse de notoriété aux conversions qui suivent.
L attribution doit rester honnete : oubliez le dernier clic comme verdict final. Testez des modeles multi touch, mais surtout priorisez les tests d incrementalite et les groupes de controle. Une experience de retargeting stoppée pour un echantillon ou un split geo simple donne souvent plus d enseignements qu un algorithme opacifie.
Consolidez ensuite : dashboarder par entonnoir, montrer la progression awareness → consideration → conversion, et calculer un cout par point de lift a cote du CAC. Ces deux nombres doivent guider le mix media et la cadence creativite. Une campagne qui augmente la fame tout en gardant un CAC sain est la preuve qu on peut booster ventes et notoriete en miroir.
Action concrete : lancez un petit test brand lift sur une campagne paid, reliez les cohorts a la data conversion, puis faites un test d incrementalite. Iterez chaque semaine et partagez des resultats simples avec l equipe commerciale pour transformer la notoriete en traction.
Aleksandr Dolgopolov, 02 January 2026